La salsa, c’est exactement ce que tu décides d’en faire.
Pour moi, ça a toujours été un moyen d’expression et du pur plaisir. C’est sûr que la salsa peut servir à plein de choses : performer, séduire ou essayer de se remonter l’ego. Y’a des objectifs plus honorables que d’autres. Personnellement, j’ai passé des années à essayer d’esquiver ces pièges-là pour protéger ce que je voulais vraiment retirer de la danse : plus de rires, plus de légèreté et de la vraie passion. Quand je repense à l'époque où je faisais des compétitions, c’est probablement là que la salsa était le moins le fun. Dans ce temps-là, mon seul but, c’était d’être « le meilleur ». Finir en troisième place, ça ne sonnait pas comme une victoire ; ça me déprimait solidement. Ça m’a pas pris quelques années pour réaliser que la compétition me faisait broyer du noir, alors j’ai débarqué de là. J’ai continué à faire des spectacles, mais j’ai recentré mes énergies sur ce que j’aimais vraiment : passer du temps avec mes amis danseurs et créer des chorégraphies trippantes avec mes élèves. Puis, y'a une performance qui a changé ma vision des choses pour toujours. Ma partenaire et moi, on avait dansé la même routine dix fois. 8 fois de suite, je suis débarqué de scène super insatisfait de ma performance. Mais juste avant notre neuvième prestation, sachant que notre collaboration tirait à sa fin, y'a de quoi qui a cliqué. En coulisses, à quelques secondes de notre perfo, j’ai fait un choix conscient. Je me suis dit : Je vais montrer au public à quel point j’aime danser, et la chance que j’ai de partager la scène avec une partenaire aussi talentueuse. Cette performance-là habite encore mon esprit. Tout s'est [...]